Jessica Chaijaya assise dans le studio Nasdaq Live from Davos pendant le Forum économique mondial 2026

Favoriser un esprit de dialogue dans un monde contesté au WEF 2026

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La 56e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos s’est tenue à un moment critique pour la communauté mondiale. Dans un contexte que de nombreux observateurs internationaux ont qualifié de rupture permanente de l’ordre mondial, le sommet de 2026 s’est réuni autour d’un thème qui était autant un appel qu’une stratégie : « A Spirit of Dialogue » (un esprit de dialogue). Pour The United Society Council (USC), ce rassemblement représentait une occasion essentielle d’intégrer notre mission fondamentale d’équité sociale aux plus hauts niveaux de la gouvernance mondiale. À une époque marquée par la fragmentation géoéconomique et l’évolution des rapports de force, la délégation de l’USC, conduite par sa présidente Jessica Chaijaya, a veillé à ce que les conversations tenues dans les Alpes suisses se traduisent par des progrès concrets pour les communautés que nous servons.

L’atmosphère à Davos cette année était celle d’un pragmatisme prudent. L’ère de la mondialisation sans entraves a cédé la place à un paysage plus complexe d’alliances régionales et de sécurité économique. L’USC est cependant entrée dans cet espace avec une conviction claire et ferme : la stabilité mondiale ne peut être atteinte par les seuls protocoles commerciaux ou progrès technologiques. Une véritable résilience exige un investissement profond et constant dans le capital humain et le renforcement du tissu social. Alors que la confrontation géoéconomique s’imposait comme le principal facteur de risque de la décennie à venir, nous avons défendu un modèle de développement qui considère la cohésion sociale non comme un sous-produit de la croissance, mais comme son principal moteur.

Le tournant indonésien

Un cas d’école de croissance inclusive

L’un des piliers de notre engagement pendant la semaine du WEF 2026 a été le dialogue direct et approfondi entre la présidente Chaijaya et le président de l’Indonésie, Prabowo Subianto. Marquant le retour historique d’un chef d’État indonésien sur la scène de Davos, le président Prabowo a profité du forum pour présenter son cadre économique global, souvent appelé « Prabowonomics ». Cette vision repose sur la conviction que la force d’une nation se mesure au bien-être de ses citoyens les plus vulnérables, un principe qui se trouve au cœur même du mandat de l’USC.

« Dans notre dialogue avec le président Prabowo, nous avons trouvé une urgence partagée dans la conviction que la dignité humaine est la seule monnaie stable dans un monde contesté. Briser le “cercle de la pauvreté” n’est pas seulement un idéal humanitaire ; c’est un impératif stratégique. En investissant aujourd’hui dans la nutrition et l’éducation de la prochaine génération, nous construisons littéralement l’infrastructure de la paix de demain. The United Society Council est fier de servir de pont pour ces modèles transformateurs de croissance inclusive. »

Jessica Chaijaya, présidente de The United Society Council

La convergence entre les objectifs humanitaires et de développement de l’USC et la nouvelle orientation stratégique de l’Indonésie est apparue immédiatement. Lors de nos séances privées et de nos forums publics avec la délégation indonésienne, l’USC a souligné la nécessité des infrastructures sociales comme véritable fondement de la sécurité nationale et internationale. Nous avons examiné comment l’expertise de l’USC en matière de développement mené par les communautés pourrait compléter les ambitieuses réformes intérieures de l’Indonésie.

Jessica Chaijaya serrant la main du président Prabowo Subianto au pavillon de l’Indonésie à Davos
Un esprit de dialogue : la présidente Jessica Chaijaya et le président Prabowo Subianto s’entretiennent du Human Capital Compact pendant la semaine du WEF 2026 à Davos. Crédit photo USC.

L’un des points de discussion les plus importants a été l’engagement du gouvernement indonésien en faveur de la révolution du capital humain. Le projet du président Prabowo de fournir chaque jour des repas nutritifs à plus de 80 millions de citoyens est plus qu’un programme social ; c’est une stratégie économique fondamentale. En traitant la sécurité alimentaire et la nutrition à la base, cette initiative vise à éliminer les obstacles biologiques à l’apprentissage et à la productivité. L’USC y voit un exemple remarquable de l’autonomisation menée par les communautés que nous défendons. Lorsque les individus sont en bonne santé et bien nourris, ils ont la capacité de participer pleinement à la vie démocratique et économique de leur nation.

La discussion a également porté sur la modernisation des infrastructures éducatives. L’objectif de rénover 60 000 écoles et de numériser l’éducation dans tout le pays s’accorde parfaitement avec la mission de l’USC d’élargir la connaissance et l’accès à l’information. Dans nos échanges, nous avons souligné que la culture numérique doit être inclusive. Il ne suffit pas de fournir du matériel ; nous devons développer l’esprit critique nécessaire pour s’orienter dans un paysage de l’information de plus en plus complexe. Cette vision commune d’une population mieux informée et plus capable a jeté les bases d’une perspective de collaboration prometteuse pour les années à venir.

Remettre en cause le statu quo

De la « Greedonomics » à l’équité sociale

Au-delà des discussions sur les programmes, l’USC a utilisé la tribune de Davos pour aborder les dimensions éthiques du leadership mondial. La prise de position affirmée du président Prabowo contre ce qu’il a appelé la « Greedonomics » (l’économie de la cupidité) a puissamment relancé un débat plus large sur la transparence et la responsabilité. L’USC soutient depuis longtemps que les inégalités systémiques résultent souvent de défaillances institutionnelles et d’un manque de gouvernance participative.

En s’attaquant aux causes profondes de la corruption et en plaidant pour une économie mondiale qui privilégie l’amitié plutôt que l’inimitié, les discussions de Davos ont reflété l’engagement de l’USC en faveur de la transformation des conflits et de la justice sociale. Nous avons fait valoir que l’esprit de dialogue est souvent étouffé par la concentration des richesses et du pouvoir, qui crée un déficit de confiance entre les peuples et leurs dirigeants. Pour combler ce fossé, l’USC a plaidé pour l’adoption de modèles de gouvernance plus transparents et pour la protection des droits fondamentaux de toutes les personnes, quelle que soit leur origine socio-économique.

La délégation de l’USC a participé à plusieurs tables rondes de haut niveau, où nous avons appelé à repenser la structure de l’aide et de l’investissement internationaux. Nous avons fait valoir que le développement durable n’est possible que lorsqu’il est conduit par les communautés elles-mêmes. Cela suppose de s’éloigner des directives imposées d’en haut pour aller vers un modèle de partenariat dans lequel les responsables locaux reçoivent les ressources et l’autorité nécessaires pour conduire leur propre progrès. Le modèle indonésien des coopératives et de la modernisation des villages constitue une démonstration convaincante de cette approche : il montre que des unités économiques locales, lorsqu’elles sont bien soutenues, peuvent devenir de puissants moteurs de la croissance nationale.

Jessica Chaijaya parlant au micro lors d’une table ronde, deux autres intervenants assis à ses côtés
Mener la conversation : Jessica Chaijaya plaide pour une croissance inclusive et pour le Human Capital Compact lors d’une table ronde de haut niveau à Davos. Crédit photo USC.

Faire entendre la voix des personnes marginalisées

Pendant toute la première moitié de la semaine du WEF, l’USC a servi de lien essentiel entre les cercles d’élite de Davos et les réalités de terrain du Sud global. Alors que de nombreuses sessions portaient sur la complexité de l’intelligence artificielle et l’avenir de la finance, l’USC a constamment ramené la conversation vers la dimension humaine. Nous avons rappelé à nos partenaires que derrière chaque donnée d’un graphique se trouve une personne dont la dignité et les droits doivent être protégés.

La participation de l’USC à la session « Bridging the Trust Deficit » (combler le déficit de confiance) a été particulièrement marquante. Jessica Chaijaya a invité les dirigeants réunis à se demander pourquoi tant de populations se sentent étrangères au système mondial. Elle a fait valoir que le dialogue échoue lorsqu’il devient le monologue des puissants. Pour rétablir la confiance, les dirigeants doivent faire preuve d’un engagement sincère en faveur de la justice sociale et économique. Cela suppose non seulement d’écouter les voix marginalisées, mais aussi de lever activement les obstacles qui les empêchent de participer au débat public.

En parcourant les différents forums et pavillons de Davos, l’USC est restée attentive au lien profond entre le bien-être social et la durabilité environnementale. Nous avons rencontré des experts de l’environnement et des responsables politiques pour examiner comment les programmes de résilience climatique peuvent être intégrés à des initiatives plus larges d’équité sociale. Pour l’USC, la justice climatique est indissociable de la justice sociale. Les populations les plus exposées à la dégradation de l’environnement sont souvent celles qui disposent du moins de ressources pour s’adapter. Notre plaidoyer a souligné la nécessité d’actions de conservation menées par les communautés, qui apportent à la fois des bénéfices écologiques et des perspectives économiques aux habitants.

À la mi-semaine, l’USC s’était imposée comme une voix de premier plan en faveur d’un ordre mondial plus inclusif et plus juste. Nos échanges avec des dirigeants comme le président Prabowo ont confirmé que les solutions les plus efficaces aux défis mondiaux sont celles qui donnent des moyens d’agir à l’individu et renforcent la communauté. À l’approche des dernières sessions, l’objectif était clair : faire de l’esprit de dialogue un cadre d’action collective.

Du dialogue stratégique à l’action collective

La feuille de route de l’USC

À mesure que la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial avançait, The United Society Council est passé de l’engagement diplomatique de haut niveau à la tâche pratique de mettre en œuvre les enseignements tirés de nos discussions. Si la première moitié de la semaine a été marquée par une rencontre historique avec des dirigeants comme le président Prabowo Subianto, la seconde a porté sur la manière dont l’USC peut servir de plateforme permanente aux acteurs du changement prêts à transformer l’esprit de dialogue en impact mesurable. Notre participation aux tables rondes de Davos 2026 ne visait pas seulement à contribuer au débat ; il s’agissait de jeter les bases d’une nouvelle ère de partenariats stratégiques dépassant les frontières traditionnelles entre secteurs.

La présence de l’USC pendant les derniers jours du forum s’est articulée autour du concept de mobilisation stratégique des ressources. Dans un environnement où les capitaux mondiaux sont de plus en plus prudents, le Conseil a plaidé pour une évolution vers des modèles d’investissement guidés par l’impact. Lors du forum Davos Leadership Gathering, Jessica Chaijaya a parlé avec passion du rôle des réseaux d’élite dans la promotion de l’équité sociale. Elle a fait valoir que les dirigeants philanthropiques et économiques réunis à Davos ont la responsabilité particulière d’agir comme catalyseurs d’une résilience à long terme. L’USC sert de pont entre ces cercles influents et les organisations de terrain qui possèdent la connaissance locale mais n’ont pas les ressources nécessaires pour étendre leur impact.

Jessica Chaijaya parlant au micro à côté d’une autre intervenante sur la scène du World Woman Davos Agenda
Redéfinir l’égalité : Jessica Chaijaya présente la vision de The United Society Council pour l’Equality Moonshot lors du World Woman Davos Agenda 2026. Crédit photo USC.

Redéfinir la coopération mondiale par le partage des connaissances

L’une des sessions les plus importantes pour la délégation de l’USC a été le symposium « Expanding Knowledge and Access to Information in the Age of AI » (élargir la connaissance et l’accès à l’information à l’ère de l’IA). En 2026, la désinformation est devenue un obstacle majeur à la cohésion sociale et à la participation inclusive. L’USC soutient que l’éducation est la meilleure défense contre la fragmentation de l’espace public. Lors de cette session, nous nous sommes associés à des défenseurs des médias indépendants et à des éducateurs pour proposer un cadre mondial pour l’éducation aux médias et le libre accès à l’information.

Notre contribution a porté sur la nécessité de soutenir les médias indépendants dans le Sud global. Nous avons fait valoir que lorsque les communautés ont accès à une information fiable et pertinente au niveau local, elles sont mieux armées pour contester les inégalités systémiques et demander des comptes à leurs dirigeants. C’est un principe central de la mission de l’USC. En favorisant les espaces de réflexion critique, nous donnons aux individus les moyens de ne plus être des bénéficiaires passifs de l’aide et de devenir des acteurs de leur propre développement. Les discussions ont mis en évidence un engagement commun à faire en sorte que la révolution numérique ne laisse pas de côté les populations les plus vulnérables, un point de vue qui faisait écho à l’attention que le président Prabowo porte lui-même à la numérisation de l’éducation en Indonésie.

L’USC a également joué un rôle de premier plan dans les discussions sur le modèle Danantara et sur la richesse souveraine au service du bien commun. Nous avons examiné comment les fonds souverains peuvent être structurés pour donner la priorité au capital humain et aux infrastructures durables. En dialoguant avec des experts financiers et des responsables politiques, nous avons plaidé pour une gestion des ressources transparente et responsable. Le Conseil estime que des ressources nationales gérées avec intégrité peuvent devenir de puissants outils pour éliminer les obstacles à la justice sociale et économique. Notre rôle est de faciliter le dialogue entre ces architectes de la finance et les organisations de la société civile qui représentent les intérêts des populations.

Transformation des conflits et architecture de la paix

Dans un monde de plus en plus interconnecté mais polarisé, le travail du Conseil en matière de transformation des conflits a pris une urgence accrue à Davos. L’attention portée par le sommet de 2026 à l’esprit de dialogue a offert un cadre naturel à nos initiatives de consolidation de la paix et de compréhension interculturelle. L’USC a organisé une table ronde privée sur la justice transitionnelle et la réconciliation, qui a réuni des dirigeants de régions touchées par des conflits de longue durée et par des difficultés économiques.

Le message de cette session était clair : la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais la présence de la justice. Nous avons partagé l’expérience de l’USC dans les programmes de paix communautaires, en soulignant qu’une réconciliation durable doit commencer au niveau local. En facilitant le dialogue entre des groupes divisés et en soutenant les mécanismes de justice réparatrice, nous pouvons aider à bâtir la confiance nécessaire à une stabilité à long terme. Ce travail est étroitement lié à notre mission de favoriser la cohésion sociale et la participation inclusive. Nous avons fait valoir qu’une société juste est une société où chaque individu sent qu’il a un intérêt dans le progrès collectif de la nation.

Nos discussions ont également porté sur le rôle de l’aide humanitaire dans les situations de crise. L’USC reste déterminée à apporter une aide d’urgence aux personnes touchées par la guerre et les catastrophes naturelles, mais nous plaidons aussi pour des solutions qui vont au-delà des secours immédiats. À Davos, nous avons rencontré des partenaires internationaux pour examiner des efforts coordonnés de reconstruction et de relèvement. Nous avons souligné que les interventions humanitaires doivent être conçues en pensant à la résilience future, afin que les populations touchées reçoivent les moyens de reconstruire leur vie dans la dignité.

La plateforme de l’USC

Une vision pour la fin de l’année 2026

Alors que notre mission à Davos s’achevait, l’attention s’est tournée vers le calendrier d’événements à fort impact de l’USC. Les enseignements et les partenariats noués pendant le WEF 2026 serviront de fondement à nos prochaines initiatives, notamment notre gala emblématique pendant le Festival de Cannes. Ces événements ne sont pas de simples célébrations de la philanthropie ; ce sont des rencontres stratégiques conçues pour amplifier les missions de nos partenaires et mobiliser les ressources nécessaires à un changement profond.

L’USC est une plateforme dynamique où dirigeants d’entreprise, philanthropes et personnalités influentes peuvent collaborer à des initiatives qui font progresser la société. Notre action pour le reste de l’année 2026 s’articulera autour de plusieurs objectifs clés :

  • Forger des alliances d’élite au service de l’impact social : nous continuerons d’offrir à nos partenaires l’accès à des réseaux d’élite, afin que les organisations partageant notre mission puissent dialoguer avec des personnes fortunées et des alliés influents.
  • Mobiliser des ressources pour l’autonomisation à la base : grâce à des occasions exclusives de collecte de fonds et à des initiatives d’engagement des donateurs, nous aiderons à réunir les financements nécessaires à la formation professionnelle, aux bourses d’études et au développement des infrastructures dans les zones défavorisées.
  • Faire progresser la réflexion et l’influence sur les politiques publiques : l’USC organisera une série de forums de dirigeants et de tables rondes visant à influencer les politiques et à contribuer au débat mondial sur l’équité sociale et la coopération internationale.
  • Renforcer la conservation menée par les communautés : conformément à notre engagement en faveur de la durabilité environnementale, nous élargirons notre soutien aux actions de conservation menées par les communautés qui favorisent une gestion responsable des ressources naturelles.

Le chemin de Davos jusqu’au terrain est un travail de traduction permanent. Il exige de transformer les idéaux élevés des sommets mondiaux en réalités pratiques du développement communautaire. The United Society Council est particulièrement bien placé pour combler cet écart. Guidés par les principes du pluralisme, de la transparence et de la responsabilité, nous imaginons un monde où les sociétés prospèrent grâce à l’ouverture et à la coopération.

Le Forum économique mondial 2026 a montré qu’il existe une profonde attente d’un nouveau type de leadership : un leadership fondé sur l’empathie, appuyé sur les faits et animé par un engagement en faveur du bien commun. L’USC est prête à en prendre la tête. En donnant aux individus les moyens d’agir et en favorisant l’action collective, nous œuvrons pour un avenir où chaque personne peut s’exprimer librement, accéder aux opportunités sans obstacles et bâtir ensemble un monde plus juste et plus équitable. Nos actions à Davos n’étaient que le début de ce qui s’annonce comme une année de transformation pour le Conseil et pour la communauté mondiale que nous servons.

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